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Cameroun : Les grossesses sont désormais admises au sein des établissements secondaires

La ministre des enseignements secondaires a signé une circulaire ce 22 avril portant sur la gestion des cas de grossesse au sein des institutions éducatives.

L’annonce de l’admission des élèves enceintes au sein des établissements scolaires

On peut y lire qu’elle instruit à toute la chaine administrative et pédagogique de : « permettre, le cas échéant l’élève dument reconnue enceinte de poursuivre des activités scolaires jusqu’à la 26ème semaine de grossesse, période à laquelle elle peut demander à être mise en congé de maternité ». Elle prescrit d’appliquer les mêmes mesures à l’encontre de l’élève présumé auteur de la grossesse.

Quand on connait l’effet des groupes paires, du conformisme et du laisser-aller sur les adolescents et les préadolescents, cette mesure n’est pas très bien accueillie parmi les enseignants sur le terrain. Certains en arrivent à se demander pourquoi devrait-on exclure les fumeurs de stupéfiants et autres délinquants, criminels juvéniles… puisqu’ils ont tant besoin d’être protégés contre « la déperdition scolaire qui porte en faux aux orientations du gouvernement en matière du maintien scolaire de tous les élèves sans discrimination et la lutte contre l’exclusion des couches sociales vulnérables ». Une raison qu’ils ont avancée dans la circulaire pour justifier la nouvelle orientation prise par le MINESEC.

La réaction du Pr Shanda à l’annonce de cette nouvelle

Le Pr Shanda Tonme félicite d’ailleurs cette initiative dans une lettre de soutien.

Il déclare :

 « Félicitations, soutien et encouragements pour la décision très sage, de ne plus exclure les jeunes filles portant une gestation maternelle, mais plutôt de leur accorder le bénéfice d’une suspension jusqu’à l’accouchement

Madame la Ministre,

Il n’y a aucun doute, qu’environ la moitié des grossesses en milieu scolaire, résulte des errements entre les jeunes. Il est tout autant incontestable, que des adultes en divagation morale, soient responsables dans un pourcentage considérable. Surtout qu’ils refusent généralement d’en assumer les responsabilités.

Par ailleurs, comment comprendre que jusque-là, nous traitions avec une insouciance aussi cruelle, des enfants victimes en réalité d’un encadrement social approximatif, et esclaves des travers et des perversions produites par l’addiction et l’expansion des nouveaux outils de la communication et de l’information ?

C’était une erreur, une défaillance terrible de gouvernance socioéducatif, une faute.

La situation de la jeune fille dans notre société en général, demeure une préoccupation réelle, face à laquelle nous devons faire preuve d’un maximum d’intelligence, de précaution et de créativité normative.

Aussi, c’est avec enthousiasme et sincère satisfaction, que je vous adresse mes félicitations ainsi que mes encouragements. Eduquer c’est blâmer certes, mais c’est aussi intégrer et corriger, et non sanctionner et rejeter définitivement. Vous venez de sauver des milliers de jeunes filles de la perdition et de la brutalité des senseurs aveuglés par les privilèges de l’autorité parentale et subséquemment de la chicotte illogique. La postérité vous sera reconnaissante pour cette décision sage et salutaire.

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Cela étant, je ne me prive pas de saisir l’occasion, pour recommander à madame la Ministre, chère compatriote, my dear sister, d’être plus proactive, plus à l’écoute des collaborateurs et des citoyens ordinaires. Dont quelques plaintes no satisfaites, alimentent de nombreuses récriminations. En effet votre image répandue dans l’opinion large, est celle d’une dame de fer très autoritaire qui n’écoute pas assez. Vous venez de faire un pas important avec la décision sus évoquée. Un seul mot, continuez.

En vous félicitant encore, je vous prie d’accepter, Madame la ministre, l’expression vive de ma fraternelle considération. »

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