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Vision 4 au cœur d’un scandale

Le patron de vision 4 n'a aucune preuve pour redorer son image et a une mainmise sur la justice dont il se sert pour intimider les gens.

Une note publiée ce mardi donne des détails de cette confrontation.

Nous avons l’honneur de vous informer que suivant l’avis interrogatoire du 12 mai 2022, de Mme Aïssatou Amadou épouse Mohamadou juge d’instruction n°8 près du Tribunal de Première Instance de Yaoundé Centre-administratif, notre cliente Dame Mvogo Émeline avait été convoqué aux fins de confrontation avec la victime Amougou Belinga Jean Pierre pour le jeudi 19 mai 2022 à 11 h précises ;

Faisant suite à cette convocation, nous nous sommes rendus au cabinet d’instruction en compagnie de notre cliente qui a, tour à tour été confrontée avec le sieur Amougou Belinga Jean Pierre qui était assisté de ses trois (03) conseils maîtres TCHOUNGANG Charles, NDOUMOU Paul et BAYIHA, ainsi que ses deux témoins Dame OLGANE Rose Aimée qui occupent les fonctions de DAF et comptable au groupe l’anecdote et sieur SIDA Pierre qui est le conseil fiscal de toutes les entreprises du groupe Anecdote.

La sentence du juge

À la fin de la confrontation avec sieur SIDA Pierre, le juge a décidé à notre grand étonnement de notifier une ordonnance de mise en détention provisoire à notre cliente Dame Mvogo Émeline ;

L’arrestation injustifiée de Mme Mvogo

Cette mise en détention n’est justifiée ni sur le plan légal, Dame Mvogo Émeline étant inculpée de simples delits et ayant un domicile connu comme le prévoient les dispositions de l’article 218 alinéa 1 du code de procédure pénale qui dispose :

<< (1) la détention est une mesure exceptionnelle qui ne peut être ordonnée en cas de délit ou de crime. Elle a pour but de préserver l’ordre public, la sécurité des personnes et des biens ou d’assurer la conservation des preuves ainsi que la représentation en justice de l’inculpé.

Toutefois, un inculpé justifiant d’un domicile connu ne peut faire l’objet d’une détention provisoire qu’en cas de crime. >>

Ni sur le plan factuel les agents des impôts ayant manière concordante dans leurs dépositions respectives battues en brèche les allégations du sieur Amougou Belinga Jean Pierre qui n’a produit au demeurant aucune preuve pour soutenir ses affirmations.

Par ailleurs n’a pas pu confondre Dame Mvogo Émeline qui est restée constante lors de cette confrontation, et ses témoins. Notamment Dame OLGANE qui a déclaré n’avoir pas assisté à la remise parce qu’elle était sortie de la salle, Sieur SIDA a déclaré avoir rejoint le Sieur MOHAMADOU TIDJANI au secrétariat pour la rédaction du compte-rendu de la séance. Aucun témoin n’a assisté à aucune remise de fond ce qui les exclus du champ des témoins admis par l’article 335 du code de procédure pénale. 

Que sieur Amougou Belinga Jean-Pierre se targuant de détenir des messages échangés avec Dame Mvogo, ceux-ci se révéleront ne contenir aucune information compromettante. Le Sieur Amougou étant celui qui a contacté la dame Mvogo en premier pour l’informer de ce que c’est lui qui insistait pour la joindre sans qu’elle ne décroche et lui passer son numéro et par la suite, a envoyé des messages pour lui demander d’assister personnellement à la séance de travail objet du litige ;

Corruption et intimidation dans cette affaire

Il est toutefois notable de souligner que bien avant le début de la confrontation, le Sieur SIDA témoin de Amougou Belinga affirmait déjà que Dame Mvogo Émeline ne rentrerait pas libre chez elle ce jour. Toute chose qui laisse présager la même mainmise du sieur Amougou Belinga sur la justice, de laquelle il se sert pour intimider les agents des impôts afin de se soustraire de l’acquittement de ses obligations fiscales.

Plus grave encore, le sieur Amougou Belinga qui déclare avoir corrompu des agents de l’État, affirmant avoir donné de l’argent pour qu’un << soit fait, est ressorti du Tribunal triomphalement sans être inquiété alors même que le procureur de la République au travers de son représentant assistait à cette audience.

Le manque de preuves

Que malgré le tapage médiatique orchestré par vision 4, Sieur Amougou Belinga n’a produit aucune pièce pour corroborer ses déclarations.

Que la seule pièce produite en la forme irrégulière car non certifié par l’ ANTIC, et une suite de message qu’il aurait échangé avec Madame la régionale du CRIC 1 et dont la lecture permet aisément de se rendre compte qu’en aucun cas il n’y a une sollicitation de somme d’argent, encore moins la remise. Qu’en fait, ses SMS permet de se rendre compte que c’est Sieur Amougou qui est rentré en contact avec la régionale et que cette dernière devait lui faire des comptes rendus de l’évolution du dossier auprès de sa hiérarchie aux instructions du cabinet du ministre des Finances à travers le CT3 qui contrôle personnellement l’évolution dudit dossier :

Ainsi, madame Mvogo Émeline était tenue de travailler en étroite collaboration avec le PDG du groupe Anecdote et lui rendre compte des positions de sa hiérarchie sur la suite du traitement du dossier chose à laquelle elle n’a pas totalement adhéré d’où le courroux de Sieur Amougou Belinga à son égard. 

Les différentes charges qui sont retenues contre Mr Amougou

Toutes les infractions mises à la charge des inculpés ne sont pas constituées en ce que:

S’agissant de la concussion des articles 131 et 137 du code pénal, les inculpés non accordé aucune exonération de droits, taxes, redevances, impôts ou contribution à Sieur Amougou Belinga ni exigé de lui des droits, taxes, redevances, impôts ou contributions indus ou des avantages matériels sans en payer le juste prix.

S’agissant du trafic d’influence de l’article 161 du code pénal, les inculpés n’ont pas sollicité, agrée ou reçu des offres, promesses ou dons pour faire obtenir un avantage quelconque accordé par l’autorité publique ou pas un organisme placé sur le contrôle de l’autorité publique, des marchés, entreprises ou autres bénéfices résultant de conventions conclues avec l’autorité publique abusant ainsi de l’influence réelle ou supposée que lui donne sa qualité ou son mandat.

S’agissant du chantage de l’article 303 du code pénal, les inculpés n’ont jamais avec ordre ou conditions, menacé sieur Amougou Belinga d’une imputation diffamatoire ou d’une révélation;

S’agissant enfin de l’abus de fonction de l’article 140 du code pénal, les inculpés n’ont pas abusé de leur fonction pour porter atteinte aux droits ou intérêts de Sieur Amougou Belinga dont le but est de se procurer ou de procurer à autrui un avantage quelconque.

Il se dégage des faits que Sieur Amougou Belinga déclare être coupable d’acte de corruption. Il ne fait pas l’objet des poursuites et curieusement un fonctionnaire des impôts au rang de directeur de l’administration centrale soit injustement placé en détention préventive pour satisfaire les calculs d’un sulfureux milliardaire.

Qu’il s’en suit que c’est en toute illégalité que le juge d’instruction a décidé de la mise en détention de dame Mvogo Émeline qui n’a fait que son travail en concours dans la procédure qui a abouti à l’AMR le 21 avril 2022 et suite à cet AMR, Madame le régional du CRICI avait été convoqué par le CT3 du MINFI pour s’expliquer en présence de Mr Amougou Belinga, ceci pour prouver l’assujettissement des services des impôts aux volontés d’un sulfureux milliardaire.

Vous en souhaitant bonne réception et dans l’intervalle, nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur Général en l’expression de notre parfaite considération.

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